U n j Ö u R , t Ö u T e S L e S C Ö U l E u R s d U M Ö N d E S e m I r E n T À S e d I s P u T e R E n T r E E l L e S ,
c H a C u N e p R é T e N d A n T Ê t R e l A M e I l L e U r E , l A P l U s i M p Ö r T a N t E , l A P l U s b E l L e , L a p L u S U t I l E ,
l A F a V Ö R i T e .
Le vErT AƒƒiRmA :
Je sUiS Le pLuS EsSeNtIeL, ¢'eSt iNdÉnIaßlE. jE RePrÉsEnTe lA ViE Et dE L'EsPÖIr.
J'Ai éTé ¢HÖIsI PÖUr l'hErße, LeS ArßrEs eT LeS ƒeUiLlEs. SaNs mÖi, LeS AnImAu×
MÖUrRaIeNt. ReGaRdEz lA ¢aMpAgNe eT VÖUs vErReZ QuE Je sUiS MaJÖRiTaIrE.
Le ßleu prit la parÖle :
Tu ne penses qu'à la terre mais tu Öußlies le ¢iel et l'Ö¢éan. C'est l'eau qui est
la ßase de la vie alÖrs que le ¢iel nÖus dÖnne l'espa¢e, la pai× et la sérénité.
Sans mÖi, vÖus ne seriez rien.
Le jaune rit dans sa ßarße :
VÖus êtes ßien trÖp sérieu×. MÖi j'appÖrte le rire, la gaieté et la ¢haleur dans
le mÖnde. à preuve, le sÖleil est jaune, tÖut ¢Ömme la lune et les étÖiles.
Chaque ƒÖis que vÖus regardez un tÖurnesÖl, il vÖus dÖnne le gÖ?t du ßÖnheur.
Sans mÖi, il n'y aurait au¢un plaisir sur ¢ette terre.
L'ÖrAnGe éLeVa sA VÖIx DaNs lE TuMuLtE :
jE SuIs lA CÖUlEuR De lA SaNtÉ Et dE La fÖrCe. Ön mE VÖIt pEuT-ÊtRe mÖiNs sÖuVeNt
qUe vÖuS MaIs jE SuIs uTiLe aUx bEsÖiNs dE La vIe hUmAiNe. Je tRaNsPÖRtE LeS PlUs
iMpÖrTaNtEs vItAmInEs. PeNsEz aUx cArÖtTeS, aUx cItRÖUiLlEs, AuX ÖrAnGeS AuX MaNgUeS
eT AuX PaPaYeS. jE Ne sUiS PaS Là tÖuT Le tEmPs mAiS QuAnD Je cÖlÖrE Le cIeL Au
lEvEr ÖU Au cÖuChEr dU SÖLeIl, Ma bEaUtÉ EsT TeLlE QuE PeRsÖnNe nE ReMaRqUe pLuS
AuCuN De vÖuS.
Le rÖuge qui s'était retenu jusque là, prit la parÖle haut et ƒÖrt :
C'est mÖi le ¢heƒ de tÖutes les ¢Öuleurs ¢ar je suis le sang, le sang de la vie.
Je suis la ¢Öuleur du danger et de la ßravÖure. Je suis tÖujÖurs prêt à me ßattre
pÖur une ¢ause. Sans mÖi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la
¢Öuleur de la passiÖn et de l'amÖur, de la rÖse rÖuge, du pÖinsettia et du ¢Öqueli¢Öt.
Le pÖurpre se leva et parla dignement :
Je suis la ¢Öuleur de la rÖyauté et du pÖuvÖir. Les rÖis, les ¢heƒs et les évêques
m'Önt tÖujÖurs ¢hÖisie par¢e que je suis le signe de l'autÖrité et de la sagesse.
Les gens ne m'interrÖgent pas, ils é¢Öutent et Ößéissent.
FiNaLeMeNt, L'InDiGÖ pRiT La pArÖlE, ßEaU¢ÖuP PlUs ¢AlMeMeNt qUe lEs aUtReS MaIs aVeC
AuTaNt dE DéTeRmInAtIÖN :
pEnSeZ À MÖI, jE SuIs lA CÖUlEuR Du sIlEnCe. VÖUs nE M'AvEz pEuT-ÊtRe pAs rEmArQuÉe
mAiS SaNs mÖi vÖuS SeRiEz iNsIgNiFiAnTeS. jE RePrÉsEnTe lA PeNsÉe eT La rɃLeXiÖn,
L'ÖmBrE Du ¢RéPuS¢UlE Et lEs pRÖFÖNdEuRs dE L'EaU. vÖuS AvEz ßEsÖiN De mÖi pÖuR
L'ÉqUiLiBrE, lE CÖNtRaStE Et lA PaI× iNtÉrIeUrE.
E t a I n S i l E s ¢ Ö u L e U r S C Ö N t I n U è R e N t à s E V a N t E r , C h A ¢ U n E C Ö N v A i N ¢ U e d E S a p R Ö P r E
S u P é R i Ö r I t É . l E u R D i S p U t E D e V i N t d E P l U s e N P l U s s É r I e U s E . m A i S S Ö U d A i N , u N É ¢ L a I r
a P p A r U t d A n S L e ¢ I e L E t l E T Ö N n E r R e g R Ö N d A . l A P l U i E C Ö M m E n Ç a à t Ö m B e R F Ö R t E m E n T .
i N q U i È t E s , L e S C Ö U l E u R s s E R a P p R Ö C h È r E n T L e S U n E s d E s a U t R e S P Ö U r s E R a S s U r E r .
Au milieu de la ¢lameur, la pluie prit la parÖle :
IdiÖtes ! VÖus n'arrêtez pas de vÖus ¢hamailler, ¢ha¢une essaie de dÖminer les autres.
Ne savez-vÖus pas que vÖus e×istez tÖutes pÖur une raisÖn spé¢iale, unique et diƒƒérente ? JÖignez vÖs
mains et venez à mÖi. Les ¢Öuleurs Ößéirent et unirent leurs mains.
La pluie pÖursuivit :
DÖrénavant, quand il pleuvra, ¢ha¢une de vÖus traversera le ¢iel pÖur ƒÖrmer
un grand ar¢ de ¢Öuleurs et démÖntrer que vÖus pÖuvez tÖutes vivre ensemßle en harmÖnie. L'ar¢-en-¢iel est un signe d'espÖir pÖur demain.
Et, ¢haque ƒÖis que la pluie lavera le mÖnde, un ar¢-en-¢iel apparaîtra dans le ¢iel, pÖur nÖus rappeler de nÖus appré¢ier les uns les autres.